10 juillet 2004 :
Thème retenu : Islam et République
L’argumentaire de ce débat tenait en ces termes :
« La loi sur les signes ostensibles à l’école et donc, en réalité, sur le port du voile ; les nominations d’une ministre et d’un préfet explicitement choisis en raison de leur origine musulmane ; la radicalisation d’une partie de l’Islam de France, notamment illustrée par la vedettisation de Tariq Ramadan, un prêcheur proche des frères musulmans, et l’apparition sur la scène nationale du parti des Musulmans de France, sont des évènements qui occupent une place essentielle dans le débat public français.
Certains, et en particulier le ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, en manquent pas de s’en alarmer, considérant (et sans doute à juste titre) que l’immense majorité des musulmans de France ne sont guère touchés par ces phénomènes et qu’ils n’ont qu’une priorité : s’intégrer le plus harmonieusement possible au sein de la société française.
Il n’en est pas moins incontestable que les interrogations sur l’Islam sont aujourd’hui au cœur de nombreuses problématiques, culturelles, sociales, historiques et religieuses qui touchent le système politique français – la République – et la société elle-même. Il suffit d’ouvrir les journaux, d’écouter et de lire les principaux responsables politiques et spirituels de ce pays pour s’en convaincre ».
Ont participé à ce débat : Soheib Bencheik, grand mufti de Marseille, Mohammed Sifaoui, journaliste algérien, Fadela Amara, présidente de « Ni putes, ni soumises » , Bruno Etienne, islamologue, Mouloud Aounit, président du MRAP, Jean-François Kahn, directeur de l’hebdomadaire Marianne, Martine Gozlan, journaliste à Marianne, un représentant de l’UOIF, l’imam de Bordeaux et Djamil Saya, président de l’association Amal.
Les débats furent animés par Laurent Bazin, à l’époque journaliste à LCI, désormais sur i.télé.